AirJibe.com : Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Sébastien Daniel : J'ai 32 ans et je suis sponsorisé par Hifly. Je suis moniteur de voile, de kayak et de char à voile à st Brévin. Je suis en compétition de speed sail (champion de France 2005 de speed sail). Je fais de nombreux raid à travers la France pour exemple La tranche - île de Ré. Mes spots sont situés en Bretagne : Baie d'Audierne, Douarnenez, la Torche .
AJ : Que fais-tu en dehors du windsurf ? (pour vivre)
S.D : Je suis moniteur de voile à l'année. J'espère être embauché à l'année en CDI. J'ai un BE (Brevet d'Etat) char à voile et kayak pour palier au manque de boulot l'hiver en planche à voile. C'est un métier usant et avec une grosse responsabilité. Car la mer te sanctionne très vite.
AJ : Comment bien débuter en windsurf ?
S.D : D'abord commencer en école de voile pour avoir les bonnes bases. La bonne pédagogie est importante car l'apprentissage de la planche demande beaucoup de patience. Puis ensuite faire des stages dans les écoles de voile, et si le métier lui plaît de passer son monitorat de voile, puis son BAFA et son permis bateau.
AJ : Les nouvelles planches larges sont-elles bien adaptées à l'apprentissage du windsurf ?
S.D : Personnellement je trouve ces planches trop lourdes pour les minots. De plus du faite de leur largeur et de leur volume ces planches sont trop tolérantes au niveau des appuis. Car de toutes façon pour toucher le planning il faut un bagage technique qui s'apprend difficilement avec ces planches. Cependant sur des plans d'eau plate avec très peu de vent elles offrent un grand avantage.
AJ : Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui voudraient se faire sponsoriser ?
S.D : Je pense qu'il faut être un pratiquant aguerri, il faut sortir le plus possible par tous les temps. Ensuite tu participes à des championnats ou à des raids et si tu fais de bons résultats tu peux obtenir des voiles et des flotteurs gratos. Personnellement je fais les compétitions avec les planches et les voiles Hifly. De plus on organise des tests sur les spots locaux, on l'on peut venir prendre du matos et s'éclater sur l'eau.
AJ : Es-tu simplement fourni en planche et en voile ou as-tu en plus une rémunération ?
S.D : Ah nan je fais ça à titre gratuit. J'ai un budget pour remplacer mes planches et mes voiles.
AJ : Qu'est-ce qui aujourd'hui est un frein à la médiatisation du windsurf ?
S.D : Le problème de la planche comme de l'habitable, c'est que les parcours ont lieu au large. Contrairement au speed sail où les gens peuvent s'asseoir et apprécier. Le visuel est important dans ces sports.
AJ : Pourrais-tu présenter le speed sail ?
S.D : Alors c'est une sorte de skateboard sur lequel tu fixes une voile de windsurf. Tu le pratiques sur les plages. Tu peux réaliser beaucoup de tricks similaires a ceux réalisés en planche à voile. Les planches sont construites par nous même, elles sont en pin.
AJ : Et enfin que penses-tu du slalom 42 ?
S.D : Je trouve cela mieux que la formula, il est important de rapprocher le public des événements. Un peu comme le super cross.
Stif pour airjibe.com